mercredi 21 juin 2017

Mountain Bike - Too Sorry For Any Sorrow LP

Si vous avez besoin d'un brin de fraîcheur, je vous conseille vivement de jeter une oreille à ce Too Sorry For Sorrow. Mais attention, vous allez avoir bien du mal à ne pas vous onduler en écoutant ce skeud. Les ingrédients ? Des mélodies pop, un soupçon de surf et de garage 60's. Bien secoué, c'est succulent. Du pur jus! A l'instar de The Lonely Place.


Et les 9 autres titres sont tous du même acabit, terriblement bien arrangés avec un son très léché.
Mountain Bike viennent de Bruxelles, vous trouverez ce LP chez Teenage Menopause et Humpty Dumpty. Pour le reconnaître, facile! il a un sticker petit cœur poilu façon coucougnette. Cœur présent sur les ronds centraux et sur la carte de téléchargement, ce qui, entre nous, a bien fait marré ma plus jeune fille. C'est vous dire si les 4 gars sont des lovers à la cool. Nous avons eu l'occasion de s'en rendre compte récemment en concert. Non seulement, le groupe joue super bien mais il se marre et prend visiblement plaisir sur scène, les chœurs font des HOUOUU et des AAAHH et je suis tombée complètement sous le charme. 

Je pourrais vous mettre tout l'album à l'écoute, cela étant, je kiffe quand même plus les morceaux les plus pêchus comme Good For Nothing (El).


lundi 19 juin 2017

Safewords - Safewords

Déjà quatre ans depuis la parution de cet excellent et malheureusement unique disque de Safewords. Depuis je guette une nouvelle galette, en vain. C'est bien dommage.


Formés autour de Colin Swanson-White (Davidians, Formaldehyde Junkies, Voight•Kampff, entre autres) et de Jed Smentek (Temple), les Safewords revisitent le goth rock et le post-punk et auraient pu appeler leur album Joy Of Mercy ou Sisters Of Division. Au choix. 


En général, les groupes de Colin font plutôt dans la qualité. Avec des ingrédients classiques, les Safewords composent des chansons qui tiennent la route. Le disque est parsemé de très bons moments et contient même plusieurs hits maussades.


Voilà donc pourquoi je guette les annonces de sorties de Deranged records, attendant une suite à ce magnifique album. J'ai pu me consoler avec Pleasure Leftists et avec Century Palm, dont on parlera sans doute bientôt. (Ph)



dimanche 18 juin 2017

Jon Edifice - Jon Edifice

Juste quand je pensais avoir fait le tour de la scène post-punk Australienne actuelle me parvient l’écho d’un aventurier solo. Bingo ! Le drôle envoie un album où il est partout en total contrôle.




Total mystère autour de lui, il avance masqué. Sa démo 4 titres avait déjà fait lever quelques sourcils. Les morceaux ont été réenregistrés et sortent sur un album éponyme qui tient franchement la route. L’influence des Anglais primitifs est certes évidente et l’aventure ne se déroule pas vraiment en terre inconnue. Cependant, je trouve l’inspiration du bonhomme assez fraîche, de Crisis à Wire en passant par les Astronauts. Les progressions mélodiques s’enchaînent avec grâce et je comprends mieux pourquoi le disque sort sur un label tout à fait prometteur, Funeral Party. Plusieurs hits en puissance sur le disque dont le premier morceau Park, je te laisse écouter la bête en entier pour te faire ton avis. (Ph)


samedi 10 juin 2017

Garden Of Mary - The Agony In Memory

J'avais déjà vu cette cassette, ou plutôt ces morceaux en ligne, sans les écouter. Des fois tu cliques, des fois tu cliques pas. Ou alors ça prend du temps. C'est ce que j'ai fini par faire presque par hasard...



Et là, dès les premières secondes, le verdict est tombé. J'aurais du cliquer plus tôt. 


Le premier morceau me met la misère. Je vais avoir besoin de l'objet, mais la cassette, parue fin 2016, est épuisée. 


On n'est vraiment pas loin du niveau de Soft Kill et de Drab Majesty. De Branches aussi. J'aime le traitement assez minimal sur la voix principale. Pas besoin de plus. Les chansons, bien composées, promettent un certain nombre d'écoutes plaisantes.


Il ne reste plus qu'à attendre un vrai album. Là, je cliquerai direct. (Ph)

lundi 5 juin 2017

Straight Crimes ‎- Windows Have Feelings

On peut dire tout ce qu'on veut sur les US, critiquer leur président, leur politique hégémonique, etc. mais quand il s'agit de rock, merde, ils se posent là. Straight Crimes est donc un duo qui vient des US, de Oakland plus précisément. Pas loin du fief de Maximum Rock'n'roll et de Iron Lung records. Ils ne dépareillent pas avec d'autres excellents groupes du coin comme Unity, Behavior ou Naked Lights.



Le disque a une bonne gueule DIY, pochette carton souple sérigraphiée et livret photocopié. Il a été pressé à juste 300 copies. A la première écoute il m'a franchement rappelé le premier album de Vaz, dont il partage la même formule Guitare / Batterie. Le batteur, parlons-en. Un vrai moteur de compète. A te faire déhancher toute une maison de retraite. Le chant apporte un côté British qui rend le groupe original. Par instant, j'ai l'impression d'entendre John Lydon dans PIL. Mais, tout compte fait, Straight Crimes a une vraie personnalité et le disque sonne frais. Je te le mets en entier pour que tu ne rates rien. Mon moment préféré est au milieu de la face B. Why Does The World Exist? / Wet Cigarette, les deux morceaux s’enchaînent. (Ph)


vendredi 26 mai 2017

Drab Majesty - The Demonstration

L'art de l'arpège et des delays étirés à l'infini dans des voix surnaturelles. La méthode de Drab Majesty est simple, un brin répétitive, bigrement efficace.



Si tu ne connais pas du tout Drab Majesty, le Disintegration de Cure peut servir de repère. C'est dans ce genre d'univers plutôt lent et planant qu'officient les Californiens. La recette est connue et éprouvée depuis les Chameleons et And Also The Trees. J'utilise la comparaison avec The Cure à dessein puisque le pont de Not Just A Name m'y fait grave penser. Ecoute donc ce morceau jusqu'au final.


Comme son prédécesseur, The Demonstration se décline en une série de perles, précieuses, fines, mais aussi sombres et mystérieuses. Me voilà, une fois encore, tout envoûté. (Ph)




dimanche 21 mai 2017

Martial Canterel ‎- Gyors, Lassú

Sean McBride, alias Martial Canterel, a produit une petite dizaine d'albums depuis 2002. Certains ont connu l'honneur du vinyle, d'autres pas, mais tous méritent le coup d'oreille, en particulier le disque de 2014 édité par l'excellent label Dais records (Drab Majesty, YOU., King Dude, etc.).



Complètement synthétique, l'univers minimaliste de Canterel n'en est pas moins riche et renouvelé. C'est un vrai tour de force. Quand tant de Depeche Mode et de U2 peinent à retrouver un semblant de vibration inspirée, Martial Canterel assène ses idées, morceau par morceau, et nous projette dans le vide entre les prods Warp (Artificial Intelligence) et l'EBM indus de Parade Ground. 




Une fois que tu auras bien désossé ce disque, il t'en restera une bonne dizaine d'autres à explorer avec joie. Je te suggère de commencer par le mini-album Empire, que j'aime juste autant. (Ph)

mercredi 17 mai 2017

Unreal Thought ‎– Isolate The Mind

C'est en voyant cette cassette en solde dans la sympathique boutique Sorry State que je me suis dit qu'il était temps que j'en parle. 



Le premier album de Unreal Thought date de 2014. Il n'est paru qu'en cassette. Avant de choper l'objet, j'ai été séduit par le côté cold, un peu à la Wipers, de certains titres comme Lost In Time. Tout à fait ma came : post-punk en trio, sans claviers, production lo-fi, et surtout un bon sens de la mélodie comme leurs compatriotes canadiens Safewords.


J'imagine que certaines de ces chansons se retrouveront dans quelques années sur des compilations de morceaux perdus, les Killed By Death du futur sont donc encore à attraper dans le présent. 


Depuis cet album, ces jeunes gens très actifs, qui participent à une multitude d'autres groupes, ont produit un second album, Amateur Comfort, qui confirme tout le bien que je pense d'eux. L'intégrale de leur oeuvre s'écoute ici. (Ph)



dimanche 14 mai 2017

The Doctors - Unterwelt

En général, les prescriptions du label Manic Depression (Paris) m'offrent une cure de jouvence. De Frustration à Last Night en passant par The Agnes Circle, la liste des bienfaits circulaires est déjà longue.


Les Docteurs de Bordeaux opèrent sans anesthésie, mais avec délicatesse. Bien campée sur ses machines, la zik oscille entre EBM et post-punk. Ou comment la jouer electro, mais pas trop. L'album est court, 7 titres, mais suffit à convaincre du potentiel des jeunes gens, modernes eux aussi.



Comme tu l'auras remarqué, les Docteurs se parfument au Kas Product et au Killing Joke, dont j'ai également gardé quelques flacons. Au delà de l'odeur, le CD renferme un paquet d'excellentes chansons qui provoquent ivresse et plaisir. Les accroches mélodiques se mémorisent sans coup férir. Tiendrions-nous là un futur classique ? En tous cas, une version vinyle serait bienvenue.



L'ensemble du disque est à écouter ici. Les Docteurs consultent sans rendez-vous. (Ph)

dimanche 9 avril 2017

Frustration - Empires Of Shame

J'ai zappé ce disque à sa sortie. Il ne figure même pas dans ma liste de favoris de 2016. Pourtant, qu'est-ce qu'il est bon !



Parmi la discographie déjà fournie de Frustration, je trouve que cet album atteint un sommet inédit, le niveau international, la ligue des champions. Comme si, arrivé à maturation, le produit était enfin au maximum de ses capacités. Je délire un peu, mais c'est juste pour souligner l'extrême qualité de ce disque. Encore une fois, let the music do the talking.



Bien sûr, l'ombre d'un certain groupe de Manchester plane toujours sur nos frustrés. On sait où l'on met les pieds. L'album réserve néanmoins quelques belles surprises, flirtant parfois avec le neofolk de Death In June, comme dans Arrows Of Arrogance qui clot la face A.


En résumé, Empires Of Shame est un incontournable de 2016, je me morfonds de l'avoir omis. Je réparerai l'injure en allant les voir Live dès que possible. (Ph)

voir aussi le classement 2016 d'Elodie : http://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2017/01/forever-2016.html

samedi 8 avril 2017

New Politicians - Remission

On a déjà évoqué ce disque dans la liste des favoris 2016. Une bonne tuerie façon pop, qui marque à chaque écoute.


Et même s'il n'est disponible pour l'instant qu'en CD, faut pas te priver d'aller remettre les oreilles sur cet album, en commençant par le joyau du disque, Been In The Wars.


Fort curieux de ce groupe ricain édité par un label russe, je me suis permis de leur poser les quelques questions de l'habituelle miniview : (réponse de Gian Carlo)

Qui joue dans le groupe actuellement ?
Renal Anthony Patetta - Voix/Guitare
Gian Carlo Patetta - Guitare/Claviers/Voix
John Michael Comninel - Basse
V Paul Janbazian - Batterie

Un nouveau disque bientôt ?
Oui, un nouvel EP intitulé 'Room 101' arrive très bientôt.

Pensez-vous tourner en Europe un de ces quatre ?
Nous n'avons pas de tournée prévue en Europe mais nous aimerions venir jouer partout où on nous invitera.

D'autres groupes avec lesquels vous jouez ?

5 disques du moment ?
Iggy Pop - Post Pop Depression
The Orwells - Terrible Human Beings
Brand New-  The Devil and God Are Raging Inside Me
Mac Demarco - Salad Days
Last Shadow Puppets - Everything You've Come to Expect


Y'a donc plus qu'à attendre ce nouvel EP avec Images, autre joyau, pour patienter. (Ph)




mercredi 5 avril 2017

Australie, maintenant. (part 5)

Spotting (Melbourne, Oz)


Dès que j'écoute la démo de Spotting, je pense à Belgrado, le groupe de Barcelone. Est-ce la voix ? sans doute, car objectivement les deux ont quand même quelques différences, mais globalement, si tu aimes l'un, l'autre ne devrait pas te décevoir. Un tout nouvel EP vient de paraître sur l'excellent label Aarght Records! et avec une petite dose de Nun pour faire bonne mesure, me voilà complètement séduit.




The Stabs (Melbourne, Oz)


Merveille de garage blues lancinant, au groove dégoulinant, les Stabs ont produit deux albums qui chatouilleront aussi bien le fan de Touch & Go que celui de In The Red records. Plus trop de nouvelles de leur part depuis plusieurs années, je ne désespère pas d'entendre un troisième album. Au contraire, je l'espère tendu comme un string, noir comme un blouson en cuir dans la nuit.



The Stickmen (Hobart, Oz)



Certes, The Stickmen est une exception dans cette liste puisque le groupe n'existe plus. Néanmoins, comme les deux albums ont été réédités relativement récemment (2013) et qu'ils sont géniaux, je leur ai fait une place. Just sit and listen.



Total Control (Melbourne, Oz)


Princes de cette liste, absolument incontournables, dépassant tous les cadres et tous les prismes, ils refondent la darkwave et le post-punk, mêlant sans vergogne Numan et Wire. Et ça marche au-delà de toute attente. Tu noteras bien sûr le pedigree des membres fondateurs:  Mikey Young (Eddy Current Suppression Ring) et Dan Stewart (UV Race, Distort zine) qui, bien entourés, ont livré avec Henge Beat et Typical System deux albums essentiels.




White Hex (Melbourne, Oz)


Je vais te révéler un dernier secret, à la fois triste et beau : ce duo formé par Jimi Kritzler (auteur du superbe bouquin Noise In My Head) et Tara Green a arrêté ses activités en 2015 après un album décevant, Gold Nights. Mais leur disque précédent, Heat, un mini-album, vaut son pesant de cacahuètes vegan. Ils ont touché la grâce avec leur shoegaze minimal sauce no wave. Le Sonic Youth le plus planant comme repère. Je joue encore régulièrement ces six morceaux. (Ph)



dimanche 2 avril 2017

Australie, maintenant. (part 4)

Orion (Sydney, Oz)


Grand merci à Static Shock records d'importer cet LP en Europe à un prix raisonnable. M'a évité une bonne prise de tête.
S'il fallait un copain de tournée à Gold Class, Orion ferait l'affaire. Les racines plantées dans la bonne pop des 80's, le premier album pousse direct dans le champ des très bonnes découvertes 2017. Il y a une petite touche early New Order pas dégueu, j'entends du Housemartins aussi dans les possibles influences. Huit titres, droit au but. 




Royal Headache (Sidney, Oz)


Valeur sûre de la scène de Sydney, Royal Headache va bientôt fêter son dixième anniversaire. J'ai un peu hésité dans le choix du disque à présenter. Le dernier en date ne m'a pas convaincu plus que ça, je lui préfère son prédécesseur qui avait cassé la baraque quand il est sorti en 2011. J'adore l'esprit early Smiths qui se dégage de cet album qui avait même bénéficié d'un pressage français sur Eighteen Records. Espérons qu'un troisième album viendra s'ajouter à la liste.



Rule Of Thirds (Adelaide, Oz)


Groupe déjà présenté sur P&C. Avec un nom pareil, on pourrait s'attendre à du bon gros neofolk façon Death In June, mais Rule Of Thirds garde un cap résolument post-punk, école Cure, avec parfois des accents qui me rappellent les Slits. Le disque a été réédité en France par l'excellent label Symphony Of Destruction. On se dépêche de l'adopter.




Satanic Rockers (Melbourne, Oz)


Pochette et musique résolument offensive, sale et bruyante, voire psychédélique, les Satanic Rockers ne font rien pour vraiment séduire. Ils posent là leur son dégueulasse, mais passionnant. Leur unique album est assez fatigant à écouter, sauf peut-être en cas de dépression où il remplacera avantageusement ta dose quotidienne de Xanax.



Sinkhead (Melbourne, Oz)


Pas encore d'album à l'actif de ce trio, mais la démo est suffisamment prometteuse pour que Sinkhead se glisse dans cette liste, comme ils étaient dans celle des favoris de 2016. J'entends un bon vieux son à la Killing Joke sur les trois premiers morceaux, pas trop loin de Anasazi par exemple, quand le dernier titre explore un univers plus chaotique.


A suivre (Ph)

mardi 28 mars 2017

Delacave - If I Am Overthinking, Talk About Anything, Any Damned Thing

Avant leur musique, je me suis fait interpellée par le visuel de ce disque : un dessin en noir et blanc genre gravure avec une bestiole toute glauque. Sympa. Je ne connaissais pas ce groupe français emmené par Lily Pourie Chansard et Seb Normal. Encore qu'en regardant de plus près, leur marque de fabrique "Grande triple alliance internationale de l'est" et certains groupes de Seb Normal (The Feeling of Love et Le Chômage) ne m'étaient pourtant pas inconnus...
If I Am Overthinking, Talk About Anything, Any Damned Thing est sorti en ce début d'année chez Teenage Menopause. Après une auto prod' et un 1er LP sorti en 2014, ce nouveau disque rassemble plusieurs titres de ces 2 productions réenregistrés par le désormais quatuor Delacave dans lequel officient également Cheb Samir (1400 Points de Suture, Cheb Samir & the Black Souls of Leviathan...) et Quentin Scanner (Sida). Voilà pour le contexte, passons à la bête.
Delacave s'estampille gloomy wave, ça me va bien vu que j'ai un peu de mal à raccourcir leur musique à un style. Le LP ouvre fort avec un 1er titre assez math rock tout tendu, puis vient I Can Do et ses guitares punk et rythmiques très rock lobster des B 52's. Le morceau se termine dans des tribulations annonciatrices de quelque chose de plus complexe.

Tu rentres alors dans des titres plus obscurs où les voix se font plus sombres et la musique envoûtante. Fin de la face A. Delacave évolue et t'emporte dans leur propre univers musical, les voix et synthés s’imprégnant en profondeur dans ton corps. Tu reprends ton souffle face B avec The Way of Nothing, une tuerie ce morceau digne d'un The Cure période 17 Seconds / Faith. La machine repart et te retarte de trois danses macabres pour t'éclater par le lancinant Sleepling on the floor.

Depuis j'ai mis les oreilles sur leur 1er LP Run Straight To Them And Grunt qui est également très bon, plus brut et proche de la cave, haha. (El)

lundi 27 mars 2017

Australie, maintenant. (part 3)

Low Life (Sydney, Oz)



Un premier album avec une pochette de toute beauté qui a mis dans les trois ans à sortir, qu'à la fin plus personne ne l'attendait. C'est bien dommage. Leur son tout droit sorti de la factory de Manchester me parait particulièrement réussi. Le disque lui-même n'est pas facile à choper, mais il vaut le coup. Le groupe vivrait toujours, on attend la suite.



Mere Women (Sydney, Oz)



Le son de Mere Women me fait penser à celui de groupes d'Olympia comme Broken Water. C'est en plus un groupe à 75% féminin, largement au-dessus des quotas politiquement corrects. Un peu inégal, il y a néanmoins d'excellents morceaux sur ce second album qui glisse tout seul, sans accroc.



Nerve Quakes (Perth, Oz)


Cet album sera assurément dans mes préférés de 2017. Influences à cheval entre post-punk et goth rock, je valide le style. Ensuite, tout est affaire de goût. Disque paru en quantité limitée sur des chouettes labels DIY, faudra pas mollir pour le toper, à moins qu'un Deranged ne vienne l'éditer en plus large pressage pour les USA. Favori !




Nite Fields (Brisbane, Oz)



Back to electronic territories. Ça fait un bail que j'ai envie de parler de Nite Fields et de ce disque, voici le bon moment. Presque ambiant, il possède une cinématique puissante qui en fait un excellent compagnon de route pour qui jouit d'une bonne sono embarquée. Pour la petite histoire, un des membres de Nite Fields, Chris Campion, participe à un autre projet nommé Multiple Man, également gouleyant. 




Nun (Melbourne, Oz)


Sans doute un des meilleurs disques de 2014, les hits y pullulent et ne te laissent aucune chance. Je suis donc hachement content de t'en parler. Ça me démangeait. Ce premier album n'est pas tout récent, mais un autre arrive et on aura même un pressage européen, donc pas trop cher, via Avant! en Italie. Il faudra ensuite que je me prépare à user mes tatanes sur le tapis du salon. La danse cosmique, c'est pas cool pour les fringues.


A suivre. (Ph)

dimanche 26 mars 2017

Australie, maintenant. (part 2)

HTRK (Melbourne, Oz)


Se prononce Hate Rock, mais n'a rien à voir avec Neglect ou un truc du genre Flag Of Democracy. Ce duo puis trio puis duo jouerait plutôt une sorte de wave limite minimal trip hop dans la cour des filles tristes. Par moment ça pourrait presque ressembler à une musique de pub pour un parfum chicos, comme on entend parfois des morceaux de DJ Shadow dans des émissions de sport. La rançon du talent.



Helta Skelta (Perth, Oz)


Sur son second album Beyond The Black Stump, Helta Skelta a perdu du poil de la bête pour gagner semble-t-il en cynisme et en profondeur. Parmi la myriade d'albums superbes parus sur le label canadien Deranged records, il ne fait pas tâche. Certains riffs me rappellent quelques vieux groupes Oz comme ACDC ou Rose Tattoo, ou des trucs plus récents comme Bits Of Shit, dans une sauce Wire. De quoi danser jusqu'au bout de la nuit.



Ill Winds (Sidney, Camberra, Berlin)


Rien qu'une cassette à l'actif de ces Australiens installés en Allemagne, mais elle vaut le détour et j'espère qu'elle aura une petite sœur. Ill Winds est peut-être le groupe Oz qui se rapproche le plus de Total Control, pour te donner une idée plus précise. A ne pas rater.



voir aussi : https://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/04/ill-winds-ill-winds.html


Kitchen's Floor (Brisbane, Oz)



Autre groupe qui trempe les arpions dans le vintage. Et même, de plus en plus. Sont comme aspirés, ou bien ? Sur leur troisième album, je les trouve assez proches des fabuleux A Frames et de leur post-punk tendu, presque noise. Je souligne que ce disque est paru à l'origine sur Bruit Direct, label de Paris, avant d'être réédité en 2016 par Hozac.



Lakes (Melbourne, Oz)


L'heure de la messe a sonné. Prenez vos missels à la page 12 et reprenez en chœur "Lame de l'hiver". Lakes est un groupe majeur de l'univers P&C, un ponte du neofolk de maintenant.


voir aussi : https://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/03/lakes-winters-blade.html

A suivre. (Ph)

samedi 25 mars 2017

Australie, maintenant. (part 1)

Piégé dans une série de listes en tous genres, le cerveau submergé de flashs, je me vois obligé de mettre un terme à mes recherches, histoire de souffler et de reprendre une vie normale. La nouvelle livrée nous emmène en Australie, où une chiée de groupes m'a caressé les tympans, et pas que, ces dernières années. Point de hardcore cette fois encore, some different vibe. Je m'en suis tenu au post-punk garage noise wave de la darkness et plus si affinités. Vingt-cinq groupes en tout, cinq par cinq.


Cobwebbs (Brisbane, Oz)



J'ai découvert Cobwebbs par hasard sur leur bandcamp, leur surfing shoegaze sur l'album All Around m'a bien plu, au point de commander direct le disque aux antipodes. The Jesus And Mary Chain fait une bonne référence. Pour les situer plus finement, ils font une chouette paire avec Far-Out Fangtooth. Ils ont sorti deux autres albums depuis celui-ci. Love love love!



Constant Mongrel (Melbourne, Oz)


Deux albums ancrés dans une tradition très british, on les croirait enregistré en 1979, ou presque. Constant Mongrel joue du côté le plus rugueux de l'éponge, celui qui gratte vraiment. Bon, c'est aussi celui qui s'use le plus vite. Récemment, le groupe n'a produit qu'un EP il y a deux ans. Plus de nouvelle depuis.



Cuntz (Melbourne, Oz)


Groupe un peu barré qui a des penchants Flipper, voire Black Flag par moment, mais sans jamais verser dans le hardcore définitif, il (elles) ne reste jamais trop loin d'une ligne noise. Si des labels comme SST ou Touch&Go te parlent, les Cuntz ont une surprise pour toi. Les trois albums se valent, je balance un morceau du dernier album pour l'exemple.




Death Church (Sydney, Oz)


Pas encore d'albums pour Death Church, mais plusieurs flexis dont je suis bien fan et qui valent ensemble pour un album. D'ailleurs j'en profite pour lancer un appel aux labels qui lisent cette feuille : une compilation serait bienvenue. J'aime l'esthétique des pochettes, j'aime aussi la référence aux géniaux Rudimentari Peni, même si la musique a plus à voir avec du death rock. Anasazi someone?



Gold Class (Melbourne, Oz)


On a déjà parlé de Gold Class et de cet album sur P&C, rayon des trucs 2015 qu'on avait raté et qui fallait pas. Deuxième couche ici même, reblabla les Smiths Merchandise tout ça. Une perle venue de la barrière de corail. 




A suivre. (Ph)

vendredi 17 mars 2017

Second wave 1982-1986 (part 5)

 The Sisters Of Mercy – First And Last And Always (1985)


Cet album fut un aboutissement après de très nombreux EP regroupés sur la compilation Some Girls Wander By Mistake. Toujours un repère dans le paysage, malgré la personnalité guère sympathique du sieur Eldritch, les deux premiers albums des Sisters sont tout aussi indispensables que les cinq premiers Cure ou les six premiers Sabbath.





The Smiths – Meat Is Murder (1985)


Autre tuerie absolue, autre moment de grâce, clivants, mais suprêmes, les Smiths. Les chouchous des Teddy’s ont enchaînés hits et tournées au milieu des années 80. Le groupe, avec le nouveau king Morrissey imposant son charisme et son phrasé, Andy Rourke, Mike Joyce, Johnny Marr, possédait le surplus de personnalité pour marquer définitivement son empreinte. Je ne m’en suis toujours pas remis.



The The – Soul Mining (1983)


Ce disque commence paisiblement façon Peter Gabriel qui aurait voulu faire du post-punk. Et puis il emprunte les rues pavées avant lui par Joe Jackson, les accents jazz en moins. Je n’aime pas toute la discographie de The The, loin de là, mais ce premier album reste accroché à mes bacs depuis quasiment sa sortie. Et il a toute sa place dans une liste de la second wave.



Trisomie 21 – Chapter IV – Le Je-Ne-Sais-Quoi Et Le Presque Rien (1986)


Cette part 5 distribue les pains, y’a du gros level.
Disque qui ne souffre point l’usure du temps, Le Je-Ne-Sais-Quoi vit sa vie d’album peu connu hors de France et de Belgique, joyau local, comme un vin rare. Pourtant les connoisseurs du monde entier réalisent la valeur de la bête et gardent jalousement leur copie, que ce soit la première version ou la seconde, remixée légèrement. Quand la darkwave s’attaque aux neurones, c’est qu’elle est vraiment puissante.




Urban Guerrillas – Darwin's Theory Of Pelvic Revolution (1983)


Une perle cachée sous une pochette à l’aspect DIY, ce premier album d’Urban Guerillas utilise un son assez classique, rock 50’s parfois, pas loin de The Fall ou Pere Ubu. Les compos tiennent carrément la route et me font gigoter les guibolles. C’est un mystère que ce disque n’ait pas encore un statut culte. Paru à Minneapolis, il n’a jamais été réédité. Le second album vaut également le coup d’oreille.



Venus In Furs – Platonic Love & Other Stories (1984)


De la belle new wave que voilà. Venus In Furs sur son premier album rend peut-être hommage au Velvet Underground, mais je le vois plutôt traversant la galaxie Gary Numan dans un vaisseau spatial Korg. Il y a un grand nombre de super morceaux sur ce disque, j’opte pour la chanson qui lui donne son titre, qui se mariera très bien avec du Eyeless In Gaza, The Chameleons ou The Sound.



Vietnam – Vietnam (1985)


Pas tout à fait un album, mais soyons souple avec nous même, évitons les nœuds au cerveau, d’autant que ce disque est l’œuvre unique d’un groupe rare. Parce que Néo-zélandais et très peu distribué ici-bas, il a fallu attendre l’âge cyber machin truc pour accéder à cette belle miouzik. Post-punk assez classique lignée Gang Of Four, Opposition, Cure, ce Vietnam pose cinq délicates chansons sur la version originale. La réédition récente propose trois inédits que je sais pas d’où qu’ils sortent.



Violent Femmes – Violent Femmes (1983)


Les Violent Femmes m’ont largué après Why Do Birds Sing? et notre histoire n’est pas allée plus loin. Elle avait pourtant bien commencé avec cet immense album éponyme et son intro culte de Blister In The Sun. Luxuriance folk bizarre assumée, post-bidule jouissive, ils auront inspiré d’autres magiciens comme Dog Faced Hermans.



The Wolfgang Press – Standing Up Straight (1986)


Une sorte de super groupe, Wolfgang Press. composé de membres de Rema Rema, de In Camera et de Mass, deux illustres groupes brittons entre darkwave et post-punk. J’ai choisi arbitrairement ce disque parce qu’il me permet de parler de tous les autres, tout ce beau monde ayant été publié par 4AD et certains étant réédité par le très bon label français Desire records.



X Mal Deutschland – Tocsin (1984)


Rab de 4AD pour finir cette liste de 50 galettes aphrodisiaques. On a déjà causé de X Mal Deutchland dans ce blog, je vais donc éviter la redite et envoyer une dernière salve magnifique avec Tag Für Tag. Miséricorde.



voir aussi http://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/04/x-mal-deutchland-tocsin.html 



La prochaine série pourrait bien être un focus sur la scène Australienne actuelle. Scie you. (Ph)

lundi 13 mars 2017

Second wave 1982-1986 (part 4)

Solid Space – Space Museum (1982)


Quoi ? Tu ne connais pas Solid Space ? Rien d’étonnant, il serait grand temps qu’un label sérieux se penche sur le cas de cet album génial, sorti uniquement en cassette en 1982 et dupliqué sauvagement depuis. Si des noms comme Max Guld, Desperate Bicycles, Astronauts te parlent, il est probable que Solid Space va te le faire, grave.




Sonic Youth – Confusion Is Sex (1983)


Les débuts de Sonic Youth remontent aux années 80. Les premiers disques piquent un peu, esprit no wave pas très loin, mais dès Confusion Is Sex, il y a la petite étincelle qui fait la différence et te fait revenir. Ont-ils voulu écrire une suite à The Ascension de Glenn Branca ? je ne saurais dire, mais des similitudes existent, ne serait-ce que dans les envolées bruitistes.
J’ai un peu lâché l’affaire Sonic Youth à Washing Machine, mais tout ce qu’ils ont fait avant est boulette.




Talk Talk – The Colour Of Spring (1986)


Contrairement à ce que laisse penser le titre, The Colour Of Spring est un disque sombre, aussi bien dans sa musique que dans ses textes, et n'a rien à envier aux autres ambianceurs sordides des années 80. Juste un feeling différent. Je ne sais pas si les gars de Radiohead se sont gavés de Talk Talk dans leur jeunesse, mais je n'en serais pas surpris.




Tears For Fears – The Hurting (1983)


Je vais encore être emmerdé pour choisir un morceau parmi une collection de tubes. Peut-être vais-je faire simple et envoyer un bon Mad World des familles, rappeler au peuple la force de la beauté. Dire que c’est même pas Orzabal qui chante sur ce titre…  mais au moins il danse.





The B-52's – Whammy! (1983)


Même si le premier album éponyme est largement le plus connu, les autres disques des B-52’s balancent leur garage wave sautillant avec tout l’entrain du monde. Et aussi quelques instants plus calmes, pas dégueux. Je me suis fixé (pas en vrai) sur Whammy ! et son tube Legal Tender qui a dû être au moins 192ème au Top 50 en France. Avec Wall Of Voodoo, deux groupes ricains énormes, à consommer sur place ou à emporter.




The Chameleons – What Does Anything Mean? Basically (1985)


Je suis frappé de la modernité des Chameleons, qui avaient là plusieurs coups d’avance sur tout le monde, y compris les Cure qui ne les ont copiés que plus tard, sur Disintegration. Les synthés planants mêlés aux riffs tranchants, à part Comsat Angels, je ne vois pas qui à l’époque a fait ça aussi bien. Pas vraiment un groupe de singles, les albums sont plutôt à envisager dans leur ensemble.




The Clean – Odditties (1983)


Autre album qui a longtemps attendu un pressage vinyle, celui-ci vient de Nouvelle-Zélande et je n’en avais jamais entendu parler avant que 540 ne le réédite en 2012. J’aurais pourtant juré qu’ils étaient Anglais, vu l’étrange ressemblance avec The Jesus And Mary Chain et Wire. Le groupe a une discographie impressionnante sur laquelle je n’ai pas encore pris la peine de me pencher. Dès que j’aurais cinq minutes...




The Cult – Dreamtime (1984)


Oh ! Comme j’ai dansé sur ce truc. Je reste grand fan de Cult, malgré le côté hard rock un peu ridicule par moment. Les cinq albums jusqu’à Ceremony valent le coup, il y a sur chacun d’eux plusieurs morceaux qui déchirent comme du goth rock doit déchirer : profondeur, mélodie, mosh.




The Essence – Purity (1985)


Un des groupes de cette liste que j’ai pu voir à Reims. Le timbre de voix de Hans Diener, très proche de celui de Robert Smith, en faisait une sorte de clone marrant, mais la musique elle ne faisait pas rire. Les compos sont mortelles. Cet album n’a pas pris une ride et je le joue encore de temps en temps. Il est possible que tu aies un flashback en entendant ça.




The Jesus And Mary Chain – Psychocandy (1985)


Un des groupes de cette liste qui a joué à Reims et que j’ai raté. Non mais quel con ! Je m’en mors encore les castagnettes. Je suis fan des deux premiers albums et de la compilation de singles et de b-sides. Automatic ne m’avait pas causé plus que ça à l’époque, mais il faudra bien que je remette les feuilles dessus, un jour.




A suivre. (Ph)