samedi 30 janvier 2016

Funeral Oration - The Godsend (1984 demo)


Sur une mixtape échangée dans les années 90, il y avait au milieu des hardcoreux Lärm, Pandemonium, Agent Orange et autres BGK un groupe avec un son différent, une guitare claire et tranchante, un chant mélancolique. Du coup je me suis intéressé aux CDs de Funeral Oration qui sortaient sur Hopeless Rds, mais je n'y ai trouvé que du Hardcore mélodique, de bonne facture certes, mais loin du style unique des morceaux de la mixtape.



A la fin des années 2000, au hasard d'un bac de disques au festival de Venlo, je suis tombé sur un LP bizarre, pochette en carton gris et photocopie, sans doute un bootleg. Un disque de Funeral Oration des années 80, allais-je enfin trouver sur disque ces fameux morceaux ?

Une fois le disque en main à la maison, avec les technologies de maintenant, j'ai pu retracer le parcours de ces Hollandais, découvrir que ce Godsend est en fait leur 2ème démo, celle qui marque un virage avec leur 1ère cassette, bien chouette mais plus classique, vers un son plus personnel, où j'entends à la fois du Misfits, de la Oi et du Post-Punk joué à toute blinde. Malheureusement le groupe perdra un peu de son originalité sur son premier album, Communion, qui sortira en 1985. Un bon disque, mais qui n'a pas à mon goût la classe du Godsend. 


Marcel a réédité officiellement The Godsend en 2011 sur son label Gummopunx. Il doit bien lui rester quelques copies. Ph.

jeudi 28 janvier 2016

Whatever Brains - 4th LP



Une bonne et une mauvaise nouvelle. Ce 4ème album des Ricains de Whatever Brains, sorti fin 2015, est aussi leur dernier. Le groupe s'arrête après 7 ans d'activité. Bien dommage. Je me suis attaché à ce groupe singulier, qui arrive toujours là où on ne l'attend pas. Témoin ce dernier album qui marie à merveille les bidouilles d'un I Am Spoonbender et le rock de Les Savy Fav.



Dans leur foisonnante discographie, j'aime aussi beaucoup le double maxi SSR 63-64, surtout le volet 63 qui flirte avec le Post-punk 80's le plus pur. Du Cure, mais pas seulement.




Finalement, on retiendra que le split de Whatever Brains permet d'éclairer les autres groupes de Raleigh en Caroline du Nord où les ex-membres s'investissent déjà : ISS (voir l'article P&C du 22 Janvier 2016), Voter Frog, Bodykit, DJ Big Hank, entre autres et dans des genres divers et variés. On s'en serait douté. Ph.

Blank Dogs - Land And Fixed



Paru en 2010 sur le label new-yorkais Captured tracks, Land And Fixed est le dernier album en date de Blank Dogs. Aux manettes de ce groupe, il y a en fait Mike Sniper, patron dudit label (entre parenthèses allez jeter une oreille au catalogue si vous ne le connaissez pas).


On retrouve sur cet album une alternance de morceaux plutôt dansants qui me font penser à certains Xiu Xiu (tendance Dear god I hate myself) et d'autres plus calmes, limites planants tout en nappes et riffs envoutants.



Classé post-punk lo-fi, Blank Dogs a sorti 4 albums et une pelleté de singles et 12", dont une bonne partie a été ré-éditée sur le double LP Collected By Itself:2006-2009. Contrairement à cette compilation où certains titres donnent parfois envie d'être passés, je trouve qu'il n'y a rien à jeter dans Land and fixed et avec ce disque, je les mets volontiers dans la mouvance de groupes comme Far-Out Fangtooth ou Cairo Pythian.

Allez, un bonus track issu du 7" Setting Fire To Your House sorti en 2008 que j'aime beaucoup aussi ! E.

dimanche 24 janvier 2016

Tears For Fears - The Hurting



Parmi les disques qui m'ont impressionné durant ma prime jeunesse, certains ont pris avec le temps un peu le goût de la poussière et de l'ennui. Je me demande comment j'ai fait pour écouter ça, ou bien je zappe au 4ème morceau et je range cet objet que je ne garderai peut-être pas encore longtemps. Et puis il y a les disques comme The Hurting qui ont traversé les âges sans prendre une ride, ceux-là on les ressort, ils s'usent.
J'ai dû passer une partie de l'année 84 à écouter ce disque avec un pote, je dirai même qu'on l'apprenait par coeur. On connaissait toutes les paroles de toutes les chansons. Le disque n'était même pas à nous, mais à une copine. J'en avais juste fait une copie cassette. On parlait beaucoup de ce disque, des harmonies de voix, de la précision rythmique, de l'émotion qui se dégageait.



Aujourd'hui, l'album n'a pas bougé, j'en fais toujours un disque de chevet ce qui m'a valu quelques railleries vu le parcours commercial et parfois gnangnan du groupe. Mais même dans Seeds Of Love, j'arrive encore à me faire scotcher par la puissance subtile de la musique de Tears For Fears. Du genre à te coller le refrain de Woman In Chains dans la tête pour une semaine. Bref, Tears For Fears est un groupe à appréhender sans a priori, surtout ce premier album complètement dingue, où les seules fausses notes arrivent sur The Prisoner, morceau étrange et agressif que j'adore comme tout le reste du disque. J'ai toujours eu un petit faible pour Start Of The Breakdown qui clot la face B alors j'ajoute une deuxième vidéo, que tu passes pas à côté. Live. RockPalast, ça devrait te causer. Ph.


samedi 23 janvier 2016

Pol Dodu - Discographie Personnelle De La New Wave

Puisqu'on est là pour causer zik, je vous informe solennellement qu'il est possible qu'il vous manque un truc, un truc essentiel, le bouquin de Pop Dodu (alias Pol Cocul) qui balance grave des infos top existentielles (puisqu'il les a vécues) sur le monde du Punk et de la New Wave de la fin des 70's à la mi-83 et la parution du premier single des Smiths. Bref, si je dis pas de conneries, telle est la période couverte par ce très magnifique ouvrage, Discographie Personnelle De La New Wave



Y'a moyen de passer un très bon moment à la lecture de ces (longues) chroniques, d'autant qu'avec la technologie actuelle, on peut vite savoir si on a bien fait d'éviter tel ou tel groupe, ou si on se bouffe les... doigts d'être passé à côté d'un truc trop puissant. J'aime beaucoup le ton personnel de Pol dans son approche de la chronique, j'ai parfois l'impression qu'il est allé dans la même école que Stef Rad Party.



Difficile d'illustrer le livre avec autant de vidéos qu'il contient de chroniques. Je me suis arrêté arbitrairement sur deux groupes, Young Marble Giants que j'ai découvert vraiment grâce à Pol, et Wall Of Voodoo sur lequel nous sommes d'accord depuis très longtemps... Je me dois d'en citer quelques autres comme Guerre Froide ou les Buzzcocks qui auront un jour droit à un petit mot dans nos pages. Ph.


vendredi 22 janvier 2016

ISS - s/t cassette



La cassette n'est pas mon format préféré mais là j'ai craqué. ISS, ça joue vite et ça chante bien, du punk plein de boite à rythmes et de samples. Une bonne vingtaine de minutes, 14 morceaux, qu'on retrouve aussi bien sur la face A que sur la face B... je ne sais pas si c'est pour nous éviter de s'embêter à rembobiner ou tendre encore plus la bande... Je vous invite à écouter et à chopper la chose qui vient d'être ré-éditée par le label Loki. Et quand on creuse, il se trouve que les messieurs jouent dans Whatever Brains et Brain F#. E.



Death To Pigs - Shadow 13



C'est Ludo, ex-guitariste de Blockheads, qui m'a filé le CD de "son autre groupe" en 2000. J'ai immédiatement accroché à leur style, très différent du Grind teigneux de Blockheads. Depuis, j'écoute régulièrement leurs disques, en particulier leur premier 4 titres. Ils avaient mis le doigt sur un truc. Leurs influences se mélangeaient intelligemment et les groupes évoluant dans ce registre étaient plutôt rares dans la scène Punk DIY.




Le groupe est toujours plus ou moins actif et j'espère écouter bientôt un nouvel album. En attendant, voici deux titres de ce fameux premier CD. Ph.


lundi 18 janvier 2016

Fountain - Jesus '99



Dans la série "le mélange parfait de truc et machin" je suis tombé par hasard sur le bandcamp d'un groupe Canadien que je situerai entre les Wipers et les Astronauts. Ils ont sorti deux albums cassettes pour l'instant, en attendant je l'espère un petit coup de vinyle. Dans la jungle des groupes Post-punk du moment, Fountain se distingue par un vrai sens de la chanson : tout est fluide, bien calculé, et certains morceaux sont des hits en puissance comme ce Jesus '99 dont le clip mérite le détour.


Après causerie avec Evan qui joue du manche dans Fountain, on trouve pêle-mêle dans ses disques du moment les trois premiers albums de Wire, le Hex Enduction Hour de The Fall, le Half Machine Lip Moves de Chrome, le Blank Generation de Richard Hell and the Voidoids,  le Tanx de T-Rex. Voilà qui ne nous rajeunit pas. Ph.




dimanche 17 janvier 2016

Protomartyr - The Agent Intellect



Voilà pourquoi je continue à aimer découvrir des disques et des nouveaux groupes (ou vieux, je ne suis pas sectaire!) : pour pouvoir tomber sur ce genre de disque. La claque ! Disque de l'année 2015! Dès que j'ai fini de l'écouter, j'ai envie de le remettre. The Agent Intellect est leur 3ème LP, du post punk assez noise à la voie envoûtante et aux mélodies diaboliquement efficaces, qui te sillonnent le cerveau et s'impriment à jamais, sans aucun doute. Les 2 1ers LP sont bons mais celui-là les surclasse à mon goût.



Protomartyr vient faire un tour sur le continent au printemps 2016. Mortel. E.

A tout seigneur... (Wire - s/t)

L'envie de faire un blog musical nous trotte dans la tête depuis un moment. Pigeons et corbeaux (et autres chauves-souris) franchissent le pas en ce début 2016. Nous essayerons de vous donner des idées de trucs à écouter et de vous faire (re)découvrir des groupes et des disques trop bien. Vous ne trouverez pas ici de téléchargements complets d'albums, simplement des liens vers du streaming gratuit. N'oubliez pas de soutenir les groupes en achetant leurs disques si vous les aimez.




A tout seigneur tout honneur donc. Pour lancer cette page on a choisi l'album de Wire de 2015. Très bonne surprise puisque Colin Newman et sa bande ont enregistré un disque abouti, rempli ras la gueule d'accroches mélodiques impeccables, dans un album qui garde ce qu'il faut de rugosité. 




Wire a emmené cet album en tournée l'automne dernier et ils étaient à l'affiche des Musiques Volantes à Metz. Leur set comprenait essentiellement des morceaux des deux derniers albums ce qui a pu décevoir des fans de la première heure, mais qui est cohérent par rapport à l'intransigeance de Wire quant à son "art". De notre côté gros kif malgré l'horaire tardif. Nous retournerons probablement les voir à la prochaine occasion. Ph.