samedi 13 janvier 2018

Crème de la crème 2017

Crème vegan, cela va sans dire. En 2017, pour la première fois j'ai vu des rayons Veggie fleurir dans les grandes surfaces près de chez moi. Il était temps.
En 2017 est née une flopée de grands artistes dont on reparlera plus tard. D'autres s'en sont allés. C'est chacun son tour. Poussez pas derrière !
En 2017, quelques disques cinq étoiles ont ravi nos oreilles. Certains ont même déjà fait l'objet d'une petite bafouille sur ce blog. Pas tous. Voici donc par ordre alphabétique une sélection des disques de l'an passé qui ont rejoint définitivement la discothèque P&C.




Century Palm - Meet You


Le disque très Buzzcocksien de Century Palm se laisse creuser encore et encore, jusqu'à l'ivresse. Il est revenu un très grand nombre de fois sur la platine, s'imposant en douceur. Je ne compte plus les disques sortis par Deranged sur mes étagères...




Drab Majesty - The Demonstration


Sans faute pour Drab Majesty jusque là : un son unique, des arpèges acrobatiques, des ambiances qui oscillent entre Felt, And Also The Trees et les Cure, tout ça géré de main de maître. Top 3.




Gold Class - Drum


Parcours similaire pour Gold Class, deuxième album et une autre perle, brassée de hits dans une ambiance légèrement Smiths. De la riffaille de guitare en pagaille, de la voix qui swingue, du rock, des ballades, de la compo inspirée, tous les éléments sont présents pour user le disque jusque la corde, si jamais y'avait de la corde sous le plastique. Top 4.




Jon Edifice - Jon Edifice


La très bonne surprise de l'année, ce projet solo me rappelle le Total Control des débuts qui aurait fusionné avec Lakes. Le résultat n'est pas très loin d'un Death In June, par moment. L'album enchaîne, s'insère, conquiert. Top 1.




Nerve Quakes - A New State


Décidément très orientée Australie cette année chez P&C, ce premier album des Nerve Quakes pullule de hits presque new wave que n'auraient pas reniés Blondie ou Patty Smith. 




Rank / Xerox - M.Y.T.H. EP


Attendue depuis très longtemps, la suite du génial album de 2011 ne comporte que quatre titres, mais la qualité est là et suffit à mon plaisir. 




Staccato Du Mal - Les Amants


Pas beaucoup d'albums de darkwave dans la liste cette année, mais celui de Staccato a trouvé le chemin rien qu'avec le titre qui ouvre l'album. Une tuerie à mettre bien fort en voiture. Par rapport aux albums précédents, la voix s'efface légèrement. Les Amants ressemble à une bande originale, nouvelle vague, noir et blanc.




Total Control - Laughing At The System



Logiquement, tu n'es pas surpris de trouver Total Control dans cette liste. Même si le disque est paru en décembre, il a déjà subi les assauts du diamant à moult reprises. On y trouve une musique qui évolue, qui emprunte, coincée entre UV Race et Eddie Current Suppression Ring. Future crème. Top 5.




Uniform - No Trending



Découverte majeure de cette année, même si les lascars ont déjà éclusé les bars de la scène DIY d'Atlanta, Uniform marche dans les pas de Transfix avant qu'ils ne changent de nom pour Trans FX et se perdent... Ce No Trending prend à contre-pied, dribble et marque, à chaque morceau. Pan ! Top 2.



 
Winter Severity Index - Katabasis



Une réédition CD du Survival Rate EP (2013) assortie de morceaux de compilations diverses et variées, sur le papier pas de quoi se relever la nuit. Sauf que le EP lui-même est chaud à pécho et que les bonus trax déchirent au-delà du raisonnable. Reprises de Frozen Autumn et de Joy Division pour faire bonne mesure... Ce CD s'écoute sans fin, on le retrouvera peut-être dans une autre liste, celle des chouettes rééditions 2017.

 



D'autres disques intéressants feront l'objet d'un nouvel article, le temps de finir de digérer les productions de 2017 qui sont passées à notre portée. (Ph)

samedi 6 janvier 2018

November Növelet ‎- From Heaven On Earth

1999. Mr. Arafna recyclait le Pre-Millennium Tension de Tricky à la sauce neofolk-indus. Merci au copain Jessy pour la chouette découverte.



On ne peut pas se contenter de l'adjectif "sombre" pour décrire cet album. Quasiment tout électronique, il garde néanmoins un côté organique, viscéral, où le corps est entraîné dans des danses chamaniques, loin du disco du 1er janvier.


Là où je trouve les disques de Haus Arafna comme le New York Rhapsody un peu trop consensuel, ce From Heaven On Earth concentre tout ce que j'apprécie dans la zik électronique, sons tordus, créativité, justesse. Le trip sans le hop. (Ph)








vendredi 29 décembre 2017

Uniform - No Trending

Je suis tombé sur ce disque par hasard en le confondant avec celui du groupe signé sur Sacred Bones. Une erreur payante. Cet Uniform-là vient donc d'Atlanta et nous accorde un premier album somptueux. Fans de Wipers et de Wire ne pas s'abstenir.


A l'heure où on fait un peu les comptes de l'année, ce LP ressort largement avec des compos chiadées, un son plus post-punk que darkwave, de belles guitares conduisant les morceaux. Je pourrais t'en coller des tartines comme si j'avais quelque chose à te vendre, mais je préfère laisser parler la musique.



Les gaziers ont pigé comment résonne la mélancolie. J'imagine des concerts tendus, captivants. Bruyants aussi. J'ai très envie de voir. Pourvu qu'ils se déplacent en Europe.

Choix cornélien comme très souvent pour te proposer un second titre, tout l'album me plait beaucoup et constitue vraiment une très belle découverte sur un label habitué à nous offrir de superbes disques garage punk hardcore : Scavenger Of Death, mené par Greg King et Ryan Bell (GG King).


Pour les gourmands, le disque en entier se trouve là. (Ph)



mardi 26 décembre 2017

Les Tétines Noires - Fauvisme Et Pense-Bête

Les Tétines Noires faisaient tâche dans l'univers alternatif français du début des années 90. Combien de groupes de la mouvance pouvait-on comparer à Christian Death, aux Swans, à Bauhaus ? Je n'en vois pas d'autre. Avec leur premier album Fauvisme Et Pense-Bête, les Tétines avaient conquis le pays des corbeaux.



Le disque n'a pas pris une ride, au contraire de nombre de productions Boucherie qui sont très connotées 90's maintenant. L'extravagance et la sophistication des Tétines leur a évité l’écueil de l'instant. Elles naviguent sur la mer des classiques, tous feux allumés.


Comme d'hab avec un classique, il est ultra difficile de sélectionner deux titres. J'ai quand même toujours eu un faible pour Crazy Horses, que j'aurais aimé entendre repris par Ministry.



Quand je mets un disque des Tétines Noires, c'est toujours Fauvisme. La suite des aventures m'a moins passionné, mais reste néanmoins tout à fait audible, y compris le virage indus de LTNO. (Ph)

dimanche 24 décembre 2017

Winter Severity Index ‎– Katabasis

Le très vénérable label Manic Depression a décidé de rééditer en cette année 2017 le EP des Italiens de Winter Severity Index. Si à la base je ne cours pas (plus) après les rééditions CD, celle-ci apporte cinq morceaux bonus, parus sur des compilations plus ou moins obscures. On se retrouve donc avec neuf titres de haute qualité, à mettre juste après un album de Branches.



Je dois confesser que je découvre le groupe avec ce disque. J'ai tout de suite accroché sur le son Cocteau Twins / Disintegration qu'on entend donc aussi chez les compatriotes de Branches : new wave cristalline, très bien ficelée. 


Comme je te le disais plus haut, l'intérêt de la réédition vient aussi des cinq titres bonus, qui ne sont pas du remplissage, loin de là. L'ensemble est cohérent, on pourrait presque imaginer un pressage vinyle de la chose rien que pour la reprise de Static Cold de The Frozen Autumn.



La discographie de Winter Severity Index ne s'arrête pas à cet EP, il existe aussi deux albums qui passent déjà chez P&C. Le premier album Slanting Ray est épuisé et coûte une blinde d'occasion. Le second Human Taxonomy est encore disponible chez Manic Depression. (Ph)




lundi 27 novembre 2017

Parade Ground - Sanctuary

Une bonne partie des groupes qui sévissaient dans les 80's et qui existent encore ne m'intéressent plus. Souvent je ne trouve pas leurs derniers efforts inspirés, leur style a évolué vers quelque chose qui ne me touche pas. Je suis presque gêné lorsque j'ai l'occasion de les voir sur scène, essayant d'animer le bal avec des chansons qui n'ont pas la moelle de leurs vieux standards. Et puis il y a quelques dinosaures, fascinants et beaux, qui continuent de sortir, vaille que vaille, une production de qualité, plus ou moins près des projecteurs.


On a déjà eu l'occasion d'évoquer, d'invoquer même, la discographie des Belges de Parade Ground. Partis d'un post-punk classique et rugueux, ils se sont peu à peu mutés en des adeptes du synthétique, tout en gardant un penchant pour l'organique. Ils ne font pas partie de la grande famille des animateurs du dark dance floor. Leur petit penchant pour les ambiances industrielles donnent à leur musique un parfum plutôt solitaire.


Sorti uniquement en format cassette en 2016, Sanctuary est bientôt édité en CD avant peut-être, rêvons un peu, de faire l'objet d'un pressage vinyle. Qui sait où s'arrêtera Other Voices Recs ? Je crois que je suis capable de choper une copie de chaque format. Si des noms comme Trisomie 21 et Clan Of Xymox te parlent, pose donc les oreilles sur ce Cry Christ.


L'album s'écoute dans son entièreté, ce n'est pas une succession de hits, c'est une construction d'ambiances sonores, rythmées, presque tribales et forcément cinématiques. Me tarde de voir ça sur scène. (Ph)



mardi 21 novembre 2017

Venus In Furs - Strip

Les deux albums de la période duo de Venus In Furs, Platonic Love And Other Stories et Strip, me paraissent aussi indispensables à toute discothèque P&C que ceux de Bauhaus, Adam & The Ants, Fad Gadget ou And Also The Trees. Je mets l'accent sur le second album que l'on voit moins souvent dans les hit lists



Strip est un disque court, huit titres, direct, mais varié. On passe aisément du post-punk du premier morceau All Night Party à une darkwave suave pour In My Velvet Cage. Le tout avec brio, cela va sans dire. Quelle face A !


A peine remis, le disque retourné, on se glisse dans une nouvelle abysse. En douceur. Les morceaux de Venus In Furs proposent tous une idée intéressante. C'est ce qui les classe, à mon avis, dans la cour des grands. Ils n'ont peut-être pas fait un hit à la Dead Or Alive, mais sont bien plus constants. Et leur musique intemporelle continue de charmer, trente ans après. (Ph)