dimanche 9 avril 2017

Frustration - Empires Of Shame

J'ai zappé ce disque à sa sortie. Il ne figure même pas dans ma liste de favoris de 2016. Pourtant, qu'est-ce qu'il est bon !



Parmi la discographie déjà fournie de Frustration, je trouve que cet album atteint un sommet inédit, le niveau international, la ligue des champions. Comme si, arrivé à maturation, le produit était enfin au maximum de ses capacités. Je délire un peu, mais c'est juste pour souligner l'extrême qualité de ce disque. Encore une fois, let the music do the talking.



Bien sûr, l'ombre d'un certain groupe de Manchester plane toujours sur nos frustrés. On sait où l'on met les pieds. L'album réserve néanmoins quelques belles surprises, flirtant parfois avec le neofolk de Death In June, comme dans Arrows Of Arrogance qui clot la face A.


En résumé, Empires Of Shame est un incontournable de 2016, je me morfonds de l'avoir omis. Je réparerai l'injure en allant les voir Live dès que possible. (Ph)

voir aussi le classement 2016 d'Elodie : http://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2017/01/forever-2016.html

samedi 8 avril 2017

New Politicians - Remission

On a déjà évoqué ce disque dans la liste des favoris 2016. Une bonne tuerie façon pop, qui marque à chaque écoute.


Et même s'il n'est disponible pour l'instant qu'en CD, faut pas te priver d'aller remettre les oreilles sur cet album, en commençant par le joyau du disque, Been In The Wars.


Fort curieux de ce groupe ricain édité par un label russe, je me suis permis de leur poser les quelques questions de l'habituelle miniview : (réponse de Gian Carlo)

Qui joue dans le groupe actuellement ?
Renal Anthony Patetta - Voix/Guitare
Gian Carlo Patetta - Guitare/Claviers/Voix
John Michael Comninel - Basse
V Paul Janbazian - Batterie

Un nouveau disque bientôt ?
Oui, un nouvel EP intitulé 'Room 101' arrive très bientôt.

Pensez-vous tourner en Europe un de ces quatre ?
Nous n'avons pas de tournée prévue en Europe mais nous aimerions venir jouer partout où on nous invitera.

D'autres groupes avec lesquels vous jouez ?

5 disques du moment ?
Iggy Pop - Post Pop Depression
The Orwells - Terrible Human Beings
Brand New-  The Devil and God Are Raging Inside Me
Mac Demarco - Salad Days
Last Shadow Puppets - Everything You've Come to Expect


Y'a donc plus qu'à attendre ce nouvel EP avec Images, autre joyau, pour patienter. (Ph)




mercredi 5 avril 2017

Australie, maintenant. (part 5)

Spotting (Melbourne, Oz)


Dès que j'écoute la démo de Spotting, je pense à Belgrado, le groupe de Barcelone. Est-ce la voix ? sans doute, car objectivement les deux ont quand même quelques différences, mais globalement, si tu aimes l'un, l'autre ne devrait pas te décevoir. Un tout nouvel EP vient de paraître sur l'excellent label Aarght Records! et avec une petite dose de Nun pour faire bonne mesure, me voilà complètement séduit.




The Stabs (Melbourne, Oz)


Merveille de garage blues lancinant, au groove dégoulinant, les Stabs ont produit deux albums qui chatouilleront aussi bien le fan de Touch & Go que celui de In The Red records. Plus trop de nouvelles de leur part depuis plusieurs années, je ne désespère pas d'entendre un troisième album. Au contraire, je l'espère tendu comme un string, noir comme un blouson en cuir dans la nuit.



The Stickmen (Hobart, Oz)



Certes, The Stickmen est une exception dans cette liste puisque le groupe n'existe plus. Néanmoins, comme les deux albums ont été réédités relativement récemment (2013) et qu'ils sont géniaux, je leur ai fait une place. Just sit and listen.



Total Control (Melbourne, Oz)


Princes de cette liste, absolument incontournables, dépassant tous les cadres et tous les prismes, ils refondent la darkwave et le post-punk, mêlant sans vergogne Numan et Wire. Et ça marche au-delà de toute attente. Tu noteras bien sûr le pedigree des membres fondateurs:  Mikey Young (Eddy Current Suppression Ring) et Dan Stewart (UV Race, Distort zine) qui, bien entourés, ont livré avec Henge Beat et Typical System deux albums essentiels.




White Hex (Melbourne, Oz)


Je vais te révéler un dernier secret, à la fois triste et beau : ce duo formé par Jimi Kritzler (auteur du superbe bouquin Noise In My Head) et Tara Green a arrêté ses activités en 2015 après un album décevant, Gold Nights. Mais leur disque précédent, Heat, un mini-album, vaut son pesant de cacahuètes vegan. Ils ont touché la grâce avec leur shoegaze minimal sauce no wave. Le Sonic Youth le plus planant comme repère. Je joue encore régulièrement ces six morceaux. (Ph)



dimanche 2 avril 2017

Australie, maintenant. (part 4)

Orion (Sydney, Oz)


Grand merci à Static Shock records d'importer cet LP en Europe à un prix raisonnable. M'a évité une bonne prise de tête.
S'il fallait un copain de tournée à Gold Class, Orion ferait l'affaire. Les racines plantées dans la bonne pop des 80's, le premier album pousse direct dans le champ des très bonnes découvertes 2017. Il y a une petite touche early New Order pas dégueu, j'entends du Housemartins aussi dans les possibles influences. Huit titres, droit au but. 




Royal Headache (Sidney, Oz)


Valeur sûre de la scène de Sydney, Royal Headache va bientôt fêter son dixième anniversaire. J'ai un peu hésité dans le choix du disque à présenter. Le dernier en date ne m'a pas convaincu plus que ça, je lui préfère son prédécesseur qui avait cassé la baraque quand il est sorti en 2011. J'adore l'esprit early Smiths qui se dégage de cet album qui avait même bénéficié d'un pressage français sur Eighteen Records. Espérons qu'un troisième album viendra s'ajouter à la liste.



Rule Of Thirds (Adelaide, Oz)


Groupe déjà présenté sur P&C. Avec un nom pareil, on pourrait s'attendre à du bon gros neofolk façon Death In June, mais Rule Of Thirds garde un cap résolument post-punk, école Cure, avec parfois des accents qui me rappellent les Slits. Le disque a été réédité en France par l'excellent label Symphony Of Destruction. On se dépêche de l'adopter.




Satanic Rockers (Melbourne, Oz)


Pochette et musique résolument offensive, sale et bruyante, voire psychédélique, les Satanic Rockers ne font rien pour vraiment séduire. Ils posent là leur son dégueulasse, mais passionnant. Leur unique album est assez fatigant à écouter, sauf peut-être en cas de dépression où il remplacera avantageusement ta dose quotidienne de Xanax.



Sinkhead (Melbourne, Oz)


Pas encore d'album à l'actif de ce trio, mais la démo est suffisamment prometteuse pour que Sinkhead se glisse dans cette liste, comme ils étaient dans celle des favoris de 2016. J'entends un bon vieux son à la Killing Joke sur les trois premiers morceaux, pas trop loin de Anasazi par exemple, quand le dernier titre explore un univers plus chaotique.


A suivre (Ph)

mardi 28 mars 2017

Delacave - If I Am Overthinking, Talk About Anything, Any Damned Thing

Avant leur musique, je me suis fait interpellée par le visuel de ce disque : un dessin en noir et blanc genre gravure avec une bestiole toute glauque. Sympa. Je ne connaissais pas ce groupe français emmené par Lily Pourie Chansard et Seb Normal. Encore qu'en regardant de plus près, leur marque de fabrique "Grande triple alliance internationale de l'est" et certains groupes de Seb Normal (The Feeling of Love et Le Chômage) ne m'étaient pourtant pas inconnus...
If I Am Overthinking, Talk About Anything, Any Damned Thing est sorti en ce début d'année chez Teenage Menopause. Après une auto prod' et un 1er LP sorti en 2014, ce nouveau disque rassemble plusieurs titres de ces 2 productions réenregistrés par le désormais quatuor Delacave dans lequel officient également Cheb Samir (1400 Points de Suture, Cheb Samir & the Black Souls of Leviathan...) et Quentin Scanner (Sida). Voilà pour le contexte, passons à la bête.
Delacave s'estampille gloomy wave, ça me va bien vu que j'ai un peu de mal à raccourcir leur musique à un style. Le LP ouvre fort avec un 1er titre assez math rock tout tendu, puis vient I Can Do et ses guitares punk et rythmiques très rock lobster des B 52's. Le morceau se termine dans des tribulations annonciatrices de quelque chose de plus complexe.

Tu rentres alors dans des titres plus obscurs où les voix se font plus sombres et la musique envoûtante. Fin de la face A. Delacave évolue et t'emporte dans leur propre univers musical, les voix et synthés s’imprégnant en profondeur dans ton corps. Tu reprends ton souffle face B avec The Way of Nothing, une tuerie ce morceau digne d'un The Cure période 17 Seconds / Faith. La machine repart et te retarte de trois danses macabres pour t'éclater par le lancinant Sleepling on the floor.

Depuis j'ai mis les oreilles sur leur 1er LP Run Straight To Them And Grunt qui est également très bon, plus brut et proche de la cave, haha. (El)

lundi 27 mars 2017

Australie, maintenant. (part 3)

Low Life (Sydney, Oz)



Un premier album avec une pochette de toute beauté qui a mis dans les trois ans à sortir, qu'à la fin plus personne ne l'attendait. C'est bien dommage. Leur son tout droit sorti de la factory de Manchester me parait particulièrement réussi. Le disque lui-même n'est pas facile à choper, mais il vaut le coup. Le groupe vivrait toujours, on attend la suite.



Mere Women (Sydney, Oz)



Le son de Mere Women me fait penser à celui de groupes d'Olympia comme Broken Water. C'est en plus un groupe à 75% féminin, largement au-dessus des quotas politiquement corrects. Un peu inégal, il y a néanmoins d'excellents morceaux sur ce second album qui glisse tout seul, sans accroc.



Nerve Quakes (Perth, Oz)


Cet album sera assurément dans mes préférés de 2017. Influences à cheval entre post-punk et goth rock, je valide le style. Ensuite, tout est affaire de goût. Disque paru en quantité limitée sur des chouettes labels DIY, faudra pas mollir pour le toper, à moins qu'un Deranged ne vienne l'éditer en plus large pressage pour les USA. Favori !




Nite Fields (Brisbane, Oz)



Back to electronic territories. Ça fait un bail que j'ai envie de parler de Nite Fields et de ce disque, voici le bon moment. Presque ambiant, il possède une cinématique puissante qui en fait un excellent compagnon de route pour qui jouit d'une bonne sono embarquée. Pour la petite histoire, un des membres de Nite Fields, Chris Campion, participe à un autre projet nommé Multiple Man, également gouleyant. 




Nun (Melbourne, Oz)


Sans doute un des meilleurs disques de 2014, les hits y pullulent et ne te laissent aucune chance. Je suis donc hachement content de t'en parler. Ça me démangeait. Ce premier album n'est pas tout récent, mais un autre arrive et on aura même un pressage européen, donc pas trop cher, via Avant! en Italie. Il faudra ensuite que je me prépare à user mes tatanes sur le tapis du salon. La danse cosmique, c'est pas cool pour les fringues.


A suivre. (Ph)

dimanche 26 mars 2017

Australie, maintenant. (part 2)

HTRK (Melbourne, Oz)


Se prononce Hate Rock, mais n'a rien à voir avec Neglect ou un truc du genre Flag Of Democracy. Ce duo puis trio puis duo jouerait plutôt une sorte de wave limite minimal trip hop dans la cour des filles tristes. Par moment ça pourrait presque ressembler à une musique de pub pour un parfum chicos, comme on entend parfois des morceaux de DJ Shadow dans des émissions de sport. La rançon du talent.



Helta Skelta (Perth, Oz)


Sur son second album Beyond The Black Stump, Helta Skelta a perdu du poil de la bête pour gagner semble-t-il en cynisme et en profondeur. Parmi la myriade d'albums superbes parus sur le label canadien Deranged records, il ne fait pas tâche. Certains riffs me rappellent quelques vieux groupes Oz comme ACDC ou Rose Tattoo, ou des trucs plus récents comme Bits Of Shit, dans une sauce Wire. De quoi danser jusqu'au bout de la nuit.



Ill Winds (Sidney, Camberra, Berlin)


Rien qu'une cassette à l'actif de ces Australiens installés en Allemagne, mais elle vaut le détour et j'espère qu'elle aura une petite sœur. Ill Winds est peut-être le groupe Oz qui se rapproche le plus de Total Control, pour te donner une idée plus précise. A ne pas rater.



voir aussi : https://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/04/ill-winds-ill-winds.html


Kitchen's Floor (Brisbane, Oz)



Autre groupe qui trempe les arpions dans le vintage. Et même, de plus en plus. Sont comme aspirés, ou bien ? Sur leur troisième album, je les trouve assez proches des fabuleux A Frames et de leur post-punk tendu, presque noise. Je souligne que ce disque est paru à l'origine sur Bruit Direct, label de Paris, avant d'être réédité en 2016 par Hozac.



Lakes (Melbourne, Oz)


L'heure de la messe a sonné. Prenez vos missels à la page 12 et reprenez en chœur "Lame de l'hiver". Lakes est un groupe majeur de l'univers P&C, un ponte du neofolk de maintenant.


voir aussi : https://pigeonsetcorbeaux.blogspot.fr/2016/03/lakes-winters-blade.html

A suivre. (Ph)